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Une petite boîte à mouche rectangulaire en nacre avec un décor peint dans le goût du vernis Martin. Elle est ornée de guirlandes à fleurs et de rubans entrelacés sur...
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Boite à mouche en nacre peinte du XVIIIème siècle

Référence - 4429

Une petite boîte à mouche rectangulaire en nacre avec un décor peint dans le goût du vernis Martin. Elle est ornée de guirlandes à fleurs et de rubans entrelacés sur...

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Epoque / Style

Matériaux

Description

Une petite boîte à mouche rectangulaire en nacre avec un décor peint à l'huile dans le goût des frères Martin. Des guirlandes à fleurs et des rubans entrelacés ornent les faces principales et latérales de la boîte. Ce motif torsadé - également reproduit sur le dessous de la boîte, trouve son inspiration dans le travail des orfèvres et imite la monture en or de tabatières, articles de galanterie précieux et luxueux, très à la mode en France à partir des années 1660. Sur le dessus du couvercle, une scène galante dans le style de Nicolas Lancret encadrée d'une bordure or à motif torsadé. Intérieur contenant trois compartiments de rangement et un miroir.

 

Si l'usage des mouches est déjà connu au XVIIème siècle en France, c'est au XVIIIème siècle cependant qu'elles vont devenir les symboles de la parure et de la féminité. Dans la haute société, la boîte à mouches faisait partie de la corbeille de noces. Elle était du nombre des bijoux qu'on distribuait à la cour, à certaines occasions. Les boîtes à mouches sont plates, parfois ovales, le plus souvent rectangulaires, en or ciselé, en argent ou en écaille incrustée. Émail, pierres fines et diamants ainsi que miniatures ornent ses réceptacles.

Les boîtes de toilettes en laque se multiplient en France à partir des années 1720. Le commerce florissant des tabatières alors à la mode détermina Martin à se lancer dans les années 1750 dans la production de ces articles en les recouvrant de laque, matériau très en vogue à l’époque, surtout en ébénisterie. Les tabatières en laque et papier mâché doivent, pour plaire aux clients, avoir une ornementation offrant la même impression de préciosité que les modèles en or. La plupart de ces boîtes en vernis Martin ont une monture en métal précieux ou au moins une échancrure ciselée de manière à rassembler aux pièces d’orfèvrerie. Parallèlement à la production des tabatières, Guillaume Martin se lanc dans la fabrication de divers autres articles de galanterie tels que les étuis, les nécessaires, les flacons ou les navettes. Considérés comme des « bijoux » en laque puisqu’inspirés de l’orfèvrerie, ils sont appelés à prendre une importance croissante dans la production des vernisseurs. Ces « bijoux »  comportent des décors gravés et guillochés avant d’intégrer la technique du sgraffito. Ces deux types de décor sont recouverts de multiples couches de laque et complétés par un décor à l’huile opaque ou transparent. Les diverses boîtes sont souvent décorées sur le couvercle de scènes de fantaisie avec des oiseaux et animaux exotiques ou reproduisent des scènes galantes de Nicolas Lancret, Jean-Baptiste Oudry, Jean-Baptiste Greuze ou François Boucher, chacune d’elles entourée de bordures de style rocaille gravées et dorées. Au début des années 1760, l’on assiste à l’émergence des décors peints à l’huile. Ce type de décor appelé « peinture à l’huile vernie-polie » est limité au départ à des scènes placées au centre du couvercle des boîtes, avant de prendre progressivement possession de toute la surface disponible. Ces décors en peinture recouverts de plusieurs couches de laque transparente polies s’imposent comme technique ornementale sur les « bijoux » en laque aussi bien en France que dans les autres pays européens. De nombreux vernisseurs se sont inspirés de la technique des frères Martin, ont repris ce type de décor en laque et l'ont appliqué sur d'autres petits objets de galanterie, comme l'en témoigne notre boîte à mouches, article favori des élégantes  du XVIIIe siècle.

 

Bibliographie : Monika Kopplin, "Bijoux en laque", dans Les secrets de la laque française. Le vernis Martin, sous la dir. d'Anne Forray-Carlier et de Monika Kopplin, Paris, Les Arts Décoratifs, 2014, pp. 123-131.




Circa : 1780
Dim: L:6,5cm, P:5cm, H:2,5cm.

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