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Huilier-vinaigrier ancien en argent massif et cristal, d'époque XVIIIe siècle
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Huilier-vinaigrier ancien en argent massif et cristal, fin du XVIIIe siècle

Référence - 2435

Huilier-vinaigrier ancien en argent ciselé, à riche décor de cariatides, de fruits et de motifs lancéolés ajourés. Accompagné de deux burettes en cristal taillé de pointes de diamant.

1,800€
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Epoque / Style

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Description

Ancien huilier vinaigrier en argent ciselé de style Directoire/Consulat.

Il comporte un plateau rectangulaire bordé de motifs lancéolés ajourés, garni de pieds griffes surmontés de mufles de lion. Le fût et les porte-ampoules à riche décor de cariatides, et la prise ornée de fruits. Accompagné de deux burettes en cristal taillé de pointes de diamant, avec leurs bouchons pointus.

 

Poinçon révolutionnaire "Tête de femme grecque" avec la lettre P (1793-1794), et poinçon d'orfèvre A.M. pour Ambroise Mignerot (exerce à Paris entre 1800 et 1818). Poinçon Paris "Moyenne garantie" (1809-1819) avec une tête de Minerve tournée vers la droite.

 

Poids: 596 gr.

 

Circa : 1794
Dim: L:21cm, P:11cm, H:33cm.

 

État de l'objet

En très bon état de conservation, avec à signaler quelques tâches sur les anses et les bouchons en cristal et des micro-rayures sur l'argent.

 

Documentation

Cette ménagère huile-vinaigre a la particularité de posséder plusieurs poinçons datant de l'époque révolutionnaire et du Premier Empire. En effet, il arrive que des pièces d'argenterie de l'Empire, et même de la Restauration, soient revêtues des poinçons utilisés sous la Révolution. Ainsi, la tête de vieillard, le coq ou, comme dans notre cas, la tête de Minerve peuvent voisiner sur la même pièce avec la tête de femme grecque ou la tête d'ours. Cela s'expliquerait par la suppression du contrôle des métaux précieux (droits de marque et de surveillance) à la fin du XVIIIe siècle. Le droit de surveillance n'existant plus depuis 1791, les objets d'orfèvrerie poinçonnés à l'époque révolutionnaire n'ont payé aucun impôt, et ont dû être rapportés plus tard aux bureau des Monnaies, afin de permettre à ceux-ci d'y apposer les marques de titre et de garantie employées entre 1798 et 1838.

 

Bibliographie : Serge Grandjean, "L'orfèvrerie du XIXe siècle en Europe", Paris, Presses universitaires de France, 1962, pp. 140-143 ; Yves Markezana, "Les poinçons français d'or, d'argent, de platine de 1275 à nos jours", Éditions Vial, pp. 92-93.
 

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