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Une paire de vases ovoïdes en porcelaine, décorés sur une face de bouquets polychromes dans des cartouches à encadrements dorés. La base et le col sont rehaussés de rinceaux or...
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Paire de vases en porcelaine de la Manufacture de Bayeux

Référence - 1766

Une paire de vases ovoïdes en porcelaine, décorés sur une face de bouquets polychromes dans des cartouches à encadrements dorés. La base et le col sont rehaussés de rinceaux or...

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Epoque / Style

Description

Une paire de vases ovoïdes en porcelaine, décorés sur une face de bouquets polychromes dans des cartouches à encadrements dorés. La base et le col sont rehaussés de rinceaux or sur fond blanc et bleu. L'autre face présente un décor épuré, bleu, blanc et or. Chaque pièce est munie de deux anses courtes, feuillagées. Légères usures à la dorure.

 

Lorsque le privilège des manufactures parisiennes pour la production de la porcelaine fut aboli, la Normandie commença à son tour cette fabrication. Quatre grandes manufactures ont été actives dans cette région : celle de Valognes, créée en 1792, celle de Caen (1797), celle d’Isigny (1839) et enfin celle de Bayeux (1812). Cette dernière fut la plus importante par sa production, son renom et sa durée de vie de presque un siècle et demi.

Crée par Joachim Langlois, ancien directeur de la manufacture de Valognes, la manufacture de Bayeux pris place dans l’ancien couvent des Bénédictines. En 1824, voulant conquérir la clientèle parisienne, Joachim Langlois ouvre un dépôt à Paris au n°88, rue du Faubourg-Saint-Martin puis au n°80. Plus tard, ce dépôt fut installé au n°8, rue Martel. Dans ces années 1820, la renommée de la manufacture dépassa largement les frontières nationales pour atteindre la Russie et les Etats-Unis. La célébrité de la manufacture toucha bientôt les couches les plus élevées de la société. C’est ainsi qu’au cours de l’année 1828, la Duchesse de Berry et de nombreuses autres personnalités avaient tenu à visiter le magasin de Paris et à y faire des achats importants. A sa mort en 1830, Joachim Langlois laisse une manufacture à son apogée qui emploie jusqu’à cent cinquante personnes. Ce sera sa veuve, Marie-Jeanne le Cavélier,  qui reprendra la direction de l’affaire. Les nouvelles productions furent présentées officiellement pour la première fois en 1834, à la Grande Exposition Nationale, place de la Concorde à Paris. La manufacture y fut récompensée d’une médaille de bronze. En 1847, ce sont ses deux filles, Jeanne et Sophie, qui se chargent de la manufacture, pendant deux ans avant de la vendre à François Gosse, en 1849. Afin de rivaliser avec les grandes manufactures parisiennes, il va réduire les productions de luxe comparables à celles-ci et se limiter à de nouveaux décors plus simples et à quelques imitations du Japon et de Chine. Ainsi, il relança pleinement l’activité de la manufacture, qui sera abondamment récompensée lors des Expositions Universelles (New-York 1853, Bruxelles 1857 et médailles d’or aux expositions de Londres en 1862 et de Paris en 1867). Malgré tout, la mort de François Gosse en 1870 marque le début des difficultés et sa veuve se trouve dans l’obligation de revendre l’affaire, en 1878, à Jules Morlent. La manufacture restera entre les mains de cette famille jusqu’à sa fermeture définitive, le 1er août 1951.



Circa : 1850
Dim: H: 45 cm L: 24 cm P: 22 cm

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